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Ce blog sans être officiel,  a pour but de faire connaître la pensée et les actions de Philippe de Villiers , conseiller général de Vendée, député européen et candidat aux prochaines élections présidentielles de 2007. Le patriotisme sans être une idée vieillote ou ne concernant que les périodes de guerre est sans doute l'alternative à envisager après 30 ans d'UMPS qui n'ont fait qu'embourber un pays, un peuple qui ne peut plus se complaire en Mea Culpa larmoyant. Si des fautes sont commises, qu'elles soit reconnues. Mais que Vérité soit faite pour que chacun puisse demeurer aussi fier d'être d'un pays, fier d'être héritier aussi du génie que chaque peuple porte en soit.
Vive la France !
Mercredi 19 décembre 2007
TRIBUNE

Les observateurs de l'Union européenne sont bien souvent frappés par la langue de bois qu'on y utilise. Bruxelles semble avoir remplacé Moscou pour ce qui concerne la communication verrouillée, et le langage convenu. Mieux encore, lorsque l'on assiste aux conférences de presse des porte-parole de la Commission européenne, l'on est frappé par un étrange sentiment de déjà-vu. Comme leurs homologues soviétiques des années 70, ces étranges personnages semblent eux-mêmes avoir renoncé à croire à ce qu'ils disent. Pire, ils semblent n'avoir pas le moindre souci d'être crus ou entendus. Au moment où il quitte le Parlement européen, l'une des plus hautes figures du fédéralisme européen, Jean-Louis Bourlanges, livre ses aveux tel Saint-Jean Bouche d'Or, patriarche de Constantinople au IVe siècle, qui s'était rendu célèbre pour les vérités qui transpiraient de ses homélies.



Jean-Louis Bouche d'Or

Dans ce monde de communication totalement contrôlée, où la contestation est étouffée, les seules critiques autorisées de temps à autres proviennent des plus fédéralistes parmi les fédéralistes. Au cours des dernières semaines, ces "Khmers Bleus" ont tout bonnement mis les pieds dans le plat. Le premier à donner le ton, c'est d'ailleurs son obsession depuis les années 70, Valéry Giscard d'Estaing, dans une tribune publiée simultanément à Londres, par The Independent et à Paris par Le Monde (édition du 26 octobre 2007), en affirmant que le "Mini Traité" de Nicolas Sarkozy était tout sauf mini et simplifié. Il allait encore plus loin en estimant que le Traité de Lisbonne était en effet une pure et simple manipulation destinée à faire adopter aux Français et aux Néerlandais le texte qu'ils ont refusés en 2005 par référendum. L'ancien Président rappelle y indique en effet que "dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l'on cherche".

Bien que plus discrètes, les déclarations de Jean-Louis Bourlanges, dans Le Monde du 3 décembre , vont encore beaucoup plus loin dans une charge contre l'Europe telle qu'elle se fait actuellement. Jean-Louis Bourlanges, pour nos lecteurs les moins au fait de la scène politique européenne, est une célébrité locale, député européen depuis 18 ans, invité obligatoire de tous les débat d'Euronews et de France Europe Express, il est une sorte de Père Fouras de la forteresse fédéraliste bruxelloise.

C'est donc de toute la hauteur de l'autorité dont il s'est lui-même investi depuis ces 18 dernières années que ce parangon de vertu européenne dresse, alors qu'il quitte son siège au Parlement de Strasbourg, son testament politique européen par lequel il règle quelques comptes en se livrant à une série d'aveux assez stupéfiants.

Qui a assisté aux conférences données par le PPE, le Mouvement Fédéraliste Européen, et lu au moins une brochure publiée par les institutions européennes sait que l'article n°1 du Credo européen est "L'Europe nous a donné 50 ans de paix". C'est précisément à ce dogme idiot auquel M.Bourlanges s'attaque avec une certaine gourmandise : "Je suis de ceux qui pensent que ce n'est pas l'Europe qui a fait la paix, mais la paix qui a fait l'Europe. Je reconnais le caractère scandaleux du propos, puisqu'il signifie, à rebours de ce que pensent les Français, que c'est la Pax Americana, la sécurité et la sérénité qu'elle a apportées aux Allemands, aux Français, aux Italiens, et aux Bénéluxois (sic) qui leur a permis de s'engager sur la voie du rapprochement et de l'intégration". Pendant la campagne du référendum de 2005, Philippe de Villiers ne disait rien d'autre : "L'Union de l'Europe est née de la paix conclue entre nations libres et qui entendaient le rester". 
Mais voilà, le même langage tenu par Philippe de Villiers ou Jean Pierre Chevènement est accueilli, au mieux par un silence gêné, au pire par des accusations de révisionnisme historique. Ceux qui ont pour habitude de débattre avec des fédéralistes savent bien, qu'à cours d'argument, leur contradicteur finira par se rassurer avec cette idée de l'Europe-c'est-la-paix, appuyé d'une citation approximative de François Mitterrand "La-nation-c'est-la-guerre". C'est ce dernier refuge que M. Bourlanges vient de dynamiter.

Pour lui, les derniers élargissements ont marqué la fin de l'Europe de papa, celle de VGE et d'Helmut Schmidt. L'entrée des anciens pays du bloc de l'Est marque, et il a parfaitement raison, l'arrivée de pays qui ne partagent pas l'idéal fédéraliste des pères fondateurs et qui privilégient la relation transatlantique sur "l'Europe puissance". Il faut être fédéraliste pour leur en vouloir ! Avait-il imaginé qu'après 45 ans de domination, alors qu'ils redécouvrent la liberté et la souveraineté, les peuples d'Europe centrale et de l'Est allaient se jeter rapidement dans la première aventure supranationale qu'on leur présenterait ? Avait-il imaginé que ces mêmes peuples allaient choisir une classe politique d'Europe de l'Ouest qui, à un moment ou à un autre des années 50 aux années 80, a activement ou intellectuellement capitulé devant l'idée de la suprématie communiste, et rejeter des dirigeants américains ou britannique qui ont été les plus fermes soutiens de l'opposition au communisme ?

Jean-Louis Bourlanges attribue donc la fameuse panne européenne, non pas à l'absence de créativité institutionnelle, mais au manque de volonté politique. Selon lui, l'Europe est dotée de tous les instruments de l'Etat fédéral. Mais faute de compétence elle serait "surdimensionnée institutionnellement (..) d''autant plus que les deux principales compétences que lui ont concédés les Etats, la concurrence et la monnaie sont dépolitisées".
L'on a envie de dire : encore un effort, M. Bourlanges. Car ce qu'il déplore, sans la nommer, c'est la réalité des peuples qui n'ont jamais souscrit au projet fédéraliste. C'est pourquoi l'Europe de M. Bourlanges ne peut fonctionner qu'hors sol, et en l'absence de toute consultation populaire. Ce qui freine les concessions fédérales des gouvernements, ce n'est pas l'idéal patriote, autrement appelé à Bruxelles "égoïsme national" - cela fait bien longtemps que l'immense majorité des élites européennes sont européanisées - mais c'est le simple fait qu'ils dépendent d'élections, du suffrage universel, en un mot, de la réalité, même s'ils rêvent de s'en émanciper au plus vite.

Il souligne également que l'Europe est à ce point allergique à la politique que les principales compétences qu'elle a acquises ont été transférées, non pas à une structure pseudo démocratique supranationale, comme le Parlement européen, mais à des aréopages de spécialistes de Bruxelles ou de Francfort. C'est mal décrypter le code génétique de la construction européenne que d'imaginer qu'elle procède d'un transfert de la démocratie à un niveau supérieur. Elle est le fruit d'une méfiance, d'une désillusion, née dans les années 30, des pères fondateurs,  vis à vis de la démocratie. Aux côtés du Communisme et du Nazisme, l'idée européiste est un concept post-démocratique qui veut confisquer le pouvoir aux peuples pour le confier aux spécialistes. Un peu comme le fascisme à la sauce anglaise que proposait Oswald Mosley.

L'Europe que quitte M. Bourlanges est bien celle là. Il n'est que d'observer l'inimaginable escroquerie que constitue le Traité de Lisbonne. S'il s'agit bien d'une Constitution Européenne maquillée comme une voiture volée, il révèle le vrai visage de l'Europe, démaquillé, celui du gangstérisme politique.
par Ramos publié dans : Police de pensée
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Vendredi 30 novembre 2007

«Vincent Humbert ne voulait pas mourir», titre aujourd’hui le quotidien français « Le Parisien - Aujourd’hui en France » auquel se confie le kinésithérapeute de Vincent Humbert, mort par euthanasie. Le kinésithérapeute dénonce : « Vincent, pour ceux qui l'ont connu et véritablement aimé, n'est pas mort dans la dignité ».

Le témoignage complet d’Hervé Messager, kinésithérapeute de Vincent Humbert, est en ligne.

Avant la diffusion, lundi prochain, à la télévision française, d'un téléfilm consacré à « l'affaire Vincent Humbert », Hervé Messager, son kinésithérapeute, dit vouloir « rétablir certaines vérités », quatre ans après la mort, par euthanasie, du jeune tétraplégique, indique la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune.

« Généthique » rappelle que Vincent Humbert était soi-disant devenu aveugle et paraplégique suite à un accident de voiture. Sa mère, Marie Humbert, lui a injecté une dose de barbituriques qui l'a plongé dans le coma. Le Dr Frédéric Chaussoy a alors décidé de débrancher le respirateur artificiel du jeune homme, puis de lui administrer un produit létal, entraînant son décès par arrêt cardiaque.

Le 26 février 2006, le juge d’instruction de Boulogne-sur-Mer a clos le dossier Humbert en prononçant un non-lieu pour Marie Humbert et l’anesthésiste qui ont provoqué la mort de Vincent Humbert. L’homicide volontaire a été pourtant reconnu. Mais « l’exonération de responsabilité » est intervenu pour raisons de pression médiatique.

Cette affaire avait été très largement médiatisée et avait suscité un long débat à l'origine d'une nouvelle loi sur « l'accompagnement en fin de vie », adoptée le 22 avril 2005 au Parlement et instituant un droit à « laisser mourir ».

Hervé Messager a soigné Vincent Humbert pendant presque deux ans au centre héliomarin de Berck-sur-Mer, dans le Nord de la France. Pour lui, l'état du jeune homme a été « déformé ». « Profondément, je ne crois pas qu'il avait envie de mourir », déclare le kinésithérapeute.

Pour raconter sa version des faits, Hervé Messager a envoyé un DVD, assorti d'une lettre-témoignage à des députés, sénateurs et journalistes. Ce DVD a été financé par l’association « SOS Fin de vie ».

« Ce qui m’a le plus révolté dans l’avalanche médiatique, c’est la répétition en boucle d’une multitude de mensonges. Tous les médias ont repris ces inepties comme s’ils n’avaient aucun souci de vérifier la vérité. Vincent n’était pas tétraplégique. Aucun médecin n’a dit à Marie que son fils avait une lésion de la moelle épinière. Vincent n’était pas aveugle même s’il ne voyait pas bien. Vincent n’avait pas de perfusion (...). Vincent, pour ceux qui l'ont connu et véritablement aimé, n'est pas mort dans la dignité ».

« La disparition forcée de Vincent Humbert a été chez nous à Berck un cas unique dans l’histoire de notre hôpital. Mais elle a fait naître beaucoup d’angoisse ici et, j’imagine, ailleurs. (...) Pourquoi avoir tué Vincent ? S’il y a une logique à cette mort, on devrait admettre qu’il y a, dans notre hôpital, des centaines de patients de plus qu’il faudrait tuer ! Si on commence à tuer pour ça, on va finir par tuer tous ceux qui entrent à l’hôpital. Et ceux qui survivent sans progrès au bout de deux ans, qu’est-ce qu’on en fait ? Doit-on les achever ? »

« Au nom de la vérité et de l’amitié, j’ose vous dire que Vincent avait encore plein de choses à vivre. Il y a aujourd’hui, dans nos hôpitaux, beaucoup de Vincent qui sont dans des situations dix fois pire que lui. Et les familles veulent que leur proche continue à vivre. Même le patient, quand il peut s’exprimer, veut continuer l’aventure de la vie. Il y a certes, des jours, des moments de dépression. A nous, personnel soignant, de les soutenir, on est là pour cela. Mais il nous faut un climat de confiance ».

Pour les médecins qui ont accompagné Vincent Humbert, le téléfilm travestit la réalité. « C'est une accumulation d'éléments tous plus misérabilistes les uns que les autres qui trempent dans l'eau de rose et ne visent qu'à une chose : faire verser des larmes à la ménagère de moins de 50 ans », avait prévenu le Dr Pascal Rigaud, chef du service de rééducation fonctionnelle où séjournait Vincent (« Le Quotidien du Médecin » du 6 septembre 2007).

Pour le Dr François Danzé, chef du service de neurologie du centre héliomarin de Berck-sur-mer : « C'est une opération indigne, qui vise à faire du pathos à bon marché sur une histoire qui a profondément bouleversé les membres de nos équipes ».

Sources : Le Parisien (C.Th.) 29/11/07 - www.lejdd.fr 29/11/07 - 20minutes.fr (Jean-Pierre Müller) 29/11/07 - Famille Chrétienne (Maryvonne Gasse) 1-7/12/07

Anita S. Bourdin

On peut voir de nouveau, malheureusement pour Vincent Humbert, le pouvoir de nuisance des médias, et l'idéologie, la culture de mort, qu'ils véhiculent. Ces même médias s'étonne ensuite de femmes infanticide laissant le cadavres de leurs enfant dans des congèlateurs, des sacs plastiques... Alors que c'est la conséquence d'une société qui ne respecte plus la vie de son commencement jusqu'a son terme. On ne peut plus s'étonner non plus des violences, des diverses barbaries qui sont notre lot quotidien tant que l'on ne restaurera pas la dignité de la vie humaine...

par Ramos publié dans : Police de pensée
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Mardi 13 novembre 2007

Il me semble dommage qu'aujourd'hui on ne soit ému de chanter la Marseillaise, notre hymne nationale, seulement dans le cadre de match de rugby ou de foot (quoique les footballeurs semblent plus réticents à l'entonner). De même pour notre drapeau bleu-blanc-rouge que l'on aperçoit plus volontiers dans ce genre d'occasion.

Personnellement, il est vrai que les paroles de La Marseillaise me rebute quelque peu. Le sang qui abreuve nos sillons me laisse un gout quelque peu amer en le chantant, mon bon sens et mon humanité se refusant à faire couler le sang, fut-il ennemi farouche. Peut être en dernière extrémité. Admettons. Mais là ou je veux en venir c'est qu'un hymne dépasse le seul sens des paroles. Il unit, fédère, des personnes se sentant proche par cette terre natale qui leur est commune. Il sont reliés par une sorte de Fraternité, de Communion, s'exprimant par le fait de chanter ensemble. Notre hymne nous relie les uns aux autres, par ce lien mystérieux d'être enfant d'une même patrie. Entre parenthèse, il me semble dommage que par exemple le jour du 11 Novembre, dans mon village, cette hymne ne soit reprise que par le seul orchestre du village, et non pas par le choeur des élus, du peuple et des anciens combattants, mélant leur voix pour un hommage à ceux qui sont morts en défendant leur chère France. Dommage.

Cela peut sembler superflu, une chanson. N'empêche que suivant la ligne de De Villiers, le peuple français a tout a gagner a retrouver l'amour qui le lie à la patrie. C 'est sans doute l'un des meilleurs moyens pour sortir de l'extrême individualisme fruit du capitalisme dans lequel le monde occidental se trouve embourber. Beaucoup de chose peuvent renaitre peut être simplement en retrouvant notre fierté, notre fierté de français, d'allemand, d'italiens... pas des va-t-en guerre, juste fier du génie des hommes qui ont fait un pays, fier d'être frère...

par Ramos publié dans : LA FRANCE
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Mardi 11 septembre 2007
Le Mouvement pour la France, présidé par Philippe de Villiers, a salué lundi la "volonté" du Premier ministre François Fillon de réformer les régimes spéciaux de retraite, faisant valoir que "les Français ont donné le feu vert" à cette réforme lors la présidentielle.
"La saignée dans le budget de l'Etat que représente ce système archaïque est une injustice à laquelle il faut mettre fin au plus vite", a affirmé dans un communiqué le secrétaire général du MPF Guillaume Peltier.
Selon lui, "les principaux concernés par cette réforme sont les Français qui paient ces inégalités". "Or le peuple Français a été consulté sur ce sujet lors de la dernière élection présidentielle donnant ainsi le feu vert à cette réforme indispensable", a-t-il ajouté, saluant la "volonté du Premier ministre de mettre en place rapidement la réforme des régimes spéciaux de retraite".
"Cette réforme est une bonne occasion de montrer que la droite a enfin rompu avec ses vieux démons de la reculade devant les minorités syndicales", a affirmé M. Peltier.

par Ramos publié dans : LA FRANCE
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Lundi 3 septembre 2007
Chers amis,

Après un repos estival mérité, le MPF fera sa rentrée politique à l’occasion de l’université d’été de ses cadres régionaux, présidents de fédération et secrétaires départementaux les 15 et 16 septembre prochains, à Lyon.

Cette rencontre amicale et studieuse marquera le lancement de la bataille des élections municipales et cantonales. Plus que jamais soucieux de s’engager et d’agir au service des Français, le MPF entend devenir, à 6 mois des élections locales, un grand mouvement d’élus de terrain, présent dans le plus grand nombre de communes de France.

Cette université d’été sera aussi la première date d’un grand tour de France des fédérations, qui nous permettra de rencontrer un à un nos plus fidèles militants, de faire connaissance avec les milliers de nouveaux venus qui nous ont rejoints tout au long de cette année, et de repérer tous ces talents, qui nous adressent tous les jours leurs encouragements pour qu’émerge, aux côtés de la majorité, une autre droite, une droite libre, vigilante, volontaire, et par-dessus tout soucieuse que les promesses soient enfin tenues.

Militants, sympathisants, Français de tous horizons, nous vous donnons rendez-vous pour chacun de ces forums régionaux et de ces rencontres départementales qui auront lieu à partir du 20 septembre prochain.

La France a besoin du MPF. Elle a besoin de vous.
par Ramos publié dans : Politique Générale
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Mardi 31 juillet 2007

Ce que contient la Constitution européenne remaquillée

Une Constitution remaquillée est toujours une Constitution. Bon connaisseur du débat institutionnel européen, M. Bourlanges s'émerveille du " traité modificatif " adopté le 23 aux petites heures : " Toute la Constitution est là ! Il n'y manque rien ! " ; et le Monde (24 et 25 juin) peut titrer : " Les symboles disparaissent, le fond reste ". Quelques jours après la fin du cycle électoral privant les Français de toute expression nationale avant longtemps, le sommet n'avait d'autre but que de reprendre le texte rejeté en 2005 en le remaquillant assez pour éviter un nouveau référendum. La manœuvre a donc réussi.

Je mets en garde les Français : ne nous laissons pas abuser par les malicieuses déclarations des partisans les plus acharnés de la supranationalité qui font mine de regretter la Constitution, ici quelques mots, là quelques symboles, ni par une presse dupée par le maquillage, qui évoque une victoire diplomatique de M. Sarkozy, comme si la France qui a dit Non sortait victorieuse de l'épreuve : en réalité les nonistes sont refaits, ce que montre toute étude précise dudit "compromis" et de ses cinq points-clefs :

1-Personnalité juridique accordée à l'Union : point cardinal du fédéralisme qui permettait au texte Giscard de s'intituler Constitution, il est repris tel quel, certes discrètement. A lui seul, il crée en effet un nouvel Etat qui peut désormais être reconnu comme tel sur la scène internationale, ce qui permet de parler de nouveau de Constitution.

2-Présidence stable de l'Union : si ce traité était ratifié, l'Union se trouverait aussitôt placée sous l'autorité d'un Président, réputé "stable" en raison d'un mandat allongé - de six mois à deux ans et demi, et vraisemblablement porté ensuite à 5 ans comme le mandat parlementaire européen. Surtout, ce Président est désormais indépendant de tout Etat - alors qu'il était auparavant un chef de gouvernement en exercice ; il sera doté d'une autorité propre, ainsi que d'un secrétariat, puis d'un cabinet, etc... Gageons que cet instrument supranational se révèlera d'autant plus efficace que, à la différence des autres institutions, il sera incarné…

3-Haut Représentant pour la politique étrangère : comme l'a avoué imprudemment Nicolas Sarkozy lors de son allocution télévisée du 20 juin, c'est un "ministre des relations extérieures sans le nom" ; mais, à l'instar du texte Giscard, il sera dès 2009 vice-président de la Commission, ce qui lui donnera un grand poids auprès des autres Commissaires, et se verra doté d'un "service diplomatique" - en clair d'ambassades, les quelque 120 actuels bureaux de l'Union dans les capitales étrangères étant débaptisées et étoffées, leurs agents bénéficiant (grâce à la personnalité juridique) d'immunités et privilèges diplomatiques. A terme, lorsque ce super-ministère aura pris son allure et son poids, les ministères nationaux seront marginalisés, ce que symbolise déjà la délocalisation du Quai d'Orsay annoncée par M. Kouchner. Quant à la référence à l'OTAN, elle peut disparaître puisque le nouveau texte renvoie explicitement au traité de Maestricht, dont le titre V fixait que "Les Etats veillent à la conformité de leurs politiques nationales avec les positions communes" (art. J-2), et précisait que celles-ci devaient être compatibles avec "les cadres de l'OTAN". A la politique étrangère commune, il manquait un instrument : le voici.

4- Décisions à la majorité qualifiée. Quel que soit le mode d'adoption (système de Nice ou système appliqué partir de 2014), l'essentiel est que le cercle des questions échappant à l'unanimité s'élargisse considérablement ; outre les affaires communautaires (politique agricole, commerciale, douanière et, surtout, industrielle - dite "de concurrence", où la commission est pleinement compétente), il inclut quarante nouveaux domaines, les uns d'ordre économique (marché intérieur, énergie, recherche, politique sociale "partagée" avec les Etats) et d'autres plus régaliens : coopération judiciaire en matière pénale, porte ouverte au Parquet européen, et coopération policière, amorce d'une "police fédérale" . Désormais, la compétence de l'Union concerne quelque 70 domaines, soit l'essentiel des décisions et de la responsabilité politique - manquent encore la culture, l'éducation…

Schéma fédéral classique, d'autant que le compromis de Luxembourg permettant à un Etat d'invoquer ses intérêts vitaux, dont le candidat Sarkozy avait fait grand cas au cours de sa campagne, n'apparaît plus : une décision adoptée à la majorité s'appliquera dans tous les cas, et même un Etat qui n'y est pas favorable devra le mettre en œuvre sous peine de sanctions. Régime de fer, dont plusieurs Etats s'exemptent : la Grande-Bretagne, l'Irlande et le Danemark ; pas la France.

 

5-Charte des droits fondamentaux. Elle s'applique désormais de droit (sauf pour la Grande-Bretagne, qui jouit d'une dérogation) ; non reprise in extenso, elle fait cependant l'objet d'une référence dans le texte, ce qui en droit revient au même - d'autant que le droit est ici interprété par la très supranationale Cour de Luxembourg. Ses dispositions justifient les critiques que nous avions développées en 2005 : comment admettre par exemple le droit pour tout citoyen de saisir la Cour européenne des Droits de l'Homme aux fins de condamner un Etat pour non respect de principes très généraux - tel celui de l'égalité, qui inspire déjà la reconnaissance de l'homoparentalité ou du mariage homosexuel, ou celui de la liberté religieuse contre un Etat appliquant une législation laïque - telle la loi sur le voile ?

Il n'est pas question d'accepter un tel traité ; contrairement à ce que prétend une propagande bien orchestrée, les concessions aux souverainistes n'en sont pas. Certes, ne figurent plus les symboles de l'Union, drapeau, hymne et devise ; mais ils ont déjà été adoptés en Conseil et s'imposent sans qu'il soit besoin de les rappeler. Il en va ainsi de l'ancien art.6 du texte Giscard posant la supériorité de la norme européenne sur la loi nationale : si celle-ci ne figure plus dans le traité proprement dit, il y est cependant renvoyé explicitement dans une déclaration additionnelle, qui elle-même rappelle la jurisprudence de la Cour de Justice, ce qui revient au même. D'ores et déjà, outre les juges de Luxembourg, toutes les juridictions nationales admettent la supériorité du droit européen, écartant lois françaises, principes et dispositions constitutionnels chaque fois qu'ils entrent en contradiction avec une norme européenne. De même, c'est une escroquerie intellectuelle de prétendre, comme le fait M. Sarkozy, que le principe de "concurrence libre et non faussée" a disparu du traité, puisque celui-ci renvoie à un protocole additionnel qui le proclame, et le présente même comme un "instrument politique majeur" au service des objectifs du nouveau traité - la gauche semble n'y voir que du feu. Habiletés qui sont autant d'escroqueries morales, la pire étant de nommer traité simplifié un texte qui crée juridiquement un Etat et lui attribue de nombreuses compétences: il s'agit bien d'une Constitution, moins ronflante que le texte Giscard et d'autant plus habile

Il y a deux ans, les supranationaux étaient décontenancés par le double non français et hollandais ; nous savions qu'ils chercheraient une parade. Elle fut simple et terrible : le problème venant de la France, c'est elle et ses Français qu'il fallait circonvenir ; pour les oligarchies européennes, il aura suffit d'attendre l'élection présidentielle et de trouver un homme assez rusé pour s'imposer, avec leur aide, et capable, une fois doté d'une fraîche légitimité d'annihiler en leur nom le Non des Français : la supercherie a parfaitement fonctionné. Restait à faire quelques concessions aux récalcitrants : un plus long délai pour la consultation des parlements nationaux, à la demande des Pays-Bas (et de partis danois) ; la prolongation pendant dix ans d'un système de pondération des voix qui avantage beaucoup une Pologne qui, elle, s'est bien battue - essuyant des quolibets innombrables : on moqua une phrase de son Président rappelant que, sans l'agression allemande de 1939, la Pologne aurait aujourd'hui quelque vingt millions d'habitants supplémentaires : un pays qui en détruit un autre peut-il, soixante ans plus tard, arguer de sa faiblesse pour le faire taire ? Il est vrai que l'habitude est désormais installée de tourner en dérision tout pays qui prétendra affirmer ses droits et ses principes.

Il y a quelque chose d'insupportable dans l'actuelle fanfaronnade de M. Sarkozy assurant que "en un mois et demi, il s'est passé plus de choses qu'en deux ans", ce qui est vrai : il s'est passé ceci que la France a été trahie par un ensorceleur qu'elle a pour son malheur placé à sa tête et qui peut désormais parler en son nom. Ceux qui, en votant pour M. Sarkozy ont permis cette supercherie portent une lourde responsabilité devant notre histoire.

J'appelle solennellement les Français qui ont dit Non à déjouer les propagandes - d'abord pour eux-mêmes ; je les appelle à étudier de près les informations qui filtreront de la prochaine Conférence Intergouvernementale et le texte définitif signé en octobre ; je les appelle à se mobiliser pour exiger que sa ratification soit soumise à référendum ; je les appelle à exiger pour la France un statut à tout le moins comparable à celui de la Grande-Bretagne, et des protections pour les droits, les principes et les intérêts de la France et des Français - et d'abord le respect de la démocratie, c'est-à-dire de la souveraineté populaire, dont on ne voit que trop qu'elle disparaît avec la souveraineté nationale ; je les appelle à agir sur les partis ou les solidarités diverses qui peuvent permettre de faire barrage lors du Congrès qui devra modifier une nouvelle fois notre Constitution ; je les appelle à manifester les troisièmes vendredis de chaque mois, à compter du 19 octobre, quelles que soient leurs opinions ou leurs inclinations, pourvu qu'ils soient attachés à la survie de la France comme Nation libre parmi les Nations du monde.

Paul-Marie Couteaux

par Ramos publié dans : Europe
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Dimanche 8 juillet 2007

"Toute la constitution est là ! Il n'y manque rien !" s’est exclamé le très fédéraliste Jean-Louis Bourlanges au lendemain du sommet européen où venait d’être entériné le projet de mini-traité porté par la France.

En effet, c'est bien l'essentiel du titre I de la Constitution, c'est-à-dire la partie institutionnelle, qui est repris dans le projet de mini-traité. Un président stable élu pour 2 ans et demi, et doté d'un véritable cabinet. Une diplomatie européenne pilotée par un haut représentant, ayant le titre de vice-président de la commission et disposant de services diplomatiques. Enfin, une quarantaine de nouveaux domaines désormais régis par la règle de la majorité qualifiée, la coopération policière ou judiciaire, ou encore l'immigration, échappant à leur tour au droit de veto des nations. De même, les grands symboles par trop visibles -le drapeau, l'hymne, la devise, l'appellation de "loi européenne"- sont évacués, mais sans que l'esprit en ait disparu. Le projet renvoie ainsi à la jurisprudence européenne, qui consacre la prééminence de la loi européenne sur les lois nationales et l'Union se voit désormais dotée de la personnalité juridique, concept socle de la constitution d'un nouveau super-Etat européen.

Pour faire face à un texte plus insidieux que l’imposant pavé de Giscard, rejeté par le peuple français le 29 mai, il nous faudra faire preuve d’encore plus de vigilance et de détermination afin d’empêcher cette nouvelle avancée eurofédéraliste qui, sous couvert de « relancer l’Europe », menace bel et bien de l’enterrer à jamais, et avec elles, ses peuples, ses nations et ses démocraties.

C’est en ce sens que Philippe de Villiers, reçu à l’Elysée le 21 juin dernier, a demandé au Président de la République la consultation par référendum du peuple français et qu’il fera du MPF le fer de lance de cette nouvelle bataille européenne.
Elle commence aujourd’hui, avec notre soutien aux restaurateurs qui viennent d’apprendre, de la bouche du commissaire européen à la Fiscalité Laszlo Kovacs, que la France n'obtiendra de ses partenaires européens le droit d'appliquer une TVA réduite dans la restauration qu'en 2010 au mieux…
Car l’énergie, la volonté et les promesses de « rupture » sont inutiles et impuissantes lorsqu’on choisit d’offrir à d’autres la souveraineté confiée par le peuple.

La politique sans les peuples. L'illusioniste Sarko dans ses oeuvres pour une europe qui ne sera intéressante que pour une poignée de politiciens avides de places au chaud.

par Ramos publié dans : Renouveau intellectuel
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Jeudi 21 juin 2007


Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, a demandé jeudi à Nicolas Sarkozy, qui l'a reçu dans le cadre de ses consultations avant le Conseil européen, de soumettre le futur traité simplifié à référendum.
"Dans tous les cas de figure, s'il doit y avoir un nouveau traité, donc de nouvelles atteintes à la souveraineté nationale, il est important qu'il soit soumis au peuple français dans le prolongement de ce qui s'est passé le 29 mai 2005", lorsque la France a rejeté par référendum le projet de constitution européenne, a déclaré à la presse M. de Villiers à l'issue de l'entretien.
Qualifiant cette rencontre d'"entretien très amical (...) très direct" et de "conversation dense avec une écoute mutuelle", M. de Villiers a rappelé au chef de l'Etat qu'il était opposé à l'adoption du traité simplifié que prône Nicolas Sarkozy pour sortir l'Union européenne de l'impasse institutionnelle.
Si ce traité simplifié devait cependant être adopté lors du Conseil européen de jeudi et vendredi à Bruxelles, il demande qu'il "s'appuie sur les principes qui permettront à l'Europe de demain de survivre, et de survivre dans le coeur des Français en particulier", a-t-il ajouté.
Il a cité notamment "les principes de la souveraineté nationale et populaire, le droit de veto pour les intérêts vitaux et le principe de la coopération libre entre les Etats".

par Ramos publié dans : Europe
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Mercredi 20 juin 2007
Que tout aille vers le pire, on s'y est habitué ; mais si vite, cela donne le vertige ! Aussitôt élu, le nouveau Président de la République partit donc au large de Malte pour " habiter " sa fonction dans la conception qu'il en a, c'est à dire sur un yacht prêté par un magnat de ses amis. Quand à l'investiture, la poignée de mains aux anciens combattants sous l'arc de triomphe ne fut qu'une formalité, la descente des Champs Elysées un vieux folklore vaguement provincial : aussitôt, il s'envola pour Berlin et reçut de la Kaiserin Angela l'onction du saint Chrème ; à quoi d'autre servit l'escapade germanique du premier jour ? Voici, comme aux temps du saint Empire, le Président adoubé en Allemagne...

L'instinct de vassalité

Une providence facétieuse a voulu que la présidence de l'Union européenne soit en cette circonstance dévolue à l'Allemagne. Eloquent symbole : L'instinct de vassalité dont témoigne M. Sarkozy rappelle les grandes heures de l'Empire central dont la France consentit tant d'efforts pour se défaire depuis les Othon et les Habsbourg, puis d'autres. Las ! Comme il arrive souvent, le symbole ne fait que cacher une réalité : le nouveau Président a d'ores et déjà consenti au nouveau traité " européen ", qui, prudemment, ne sera pas constitutionnel par son nom mais qui le sera dans son contenu, traité que la même Mme Merkel concocte depuis des mois attendant patiemment que les Français du "Non" placent à la tête un homme qui, paré d'une toute neuve légitimité, dise "Oui" à leur place. C'est fait ; l'Allemagne triomphe, et l'on ne parle plus à Paris que de sortir l'Europe de " l'impasse ", pour reprendre les termes des nouveaux responsables français des affaires européennes, MM. Kouchner et Jouyet - deux socialistes, curieusement, et, surtout, deux fédéralistes convaincus. Mais tel est depuis toujours celui qui, alors président de l'UMP, proclamait lors de la campagne référendaire : " on n'a pas le droit de dire Non " et qui, tant sont distraits ou malléables les Français, est depuis lors devenu Président de la République…

Ah, certes, les " nonistes " étourdis qui ont accordé leurs suffrages à Nicolas Sarkozy, et ceux qui les ont appelé à le faire, portent une lourde responsabilité. C'est avec leurs voix que M. Sarkozy négocie le compromis qui ne manquera pas d'éclore lors du Sommet européen des 21 et 22 juin. Certes, on prendra la précaution de débarrasser le texte des symboles les plus voyants de la supranationalité, le ministre des Affaires étrangères de la Constitution Giscard sera "Secrétaire aux Affaires étrangères", l'article sur les symboles de l'UE, hymne et drapeau, disparaîtra comme déjà superflu ; certes, le texte sera court ne comportant que les dispositions essentielles d'un ensemble fédéral, soit le principe des décisions prises à la majorité qualifiée et la supériorité du droit bruxellois sur toute norme nationale ; certes le titre II (dit "Charte des droits fondamentaux") ne sera qu'optionnel pour certains de ses articles, et, quant au titre III sur les politiques économiques et sociales, il sera ensuite facile à adopter par les mécanismes supranationaux ainsi mis en place (voir nos dernières informations pages 2, 3 et 4).

Telles sont, à ce que les parlementaires européens peuvent aujourd'hui apercevoir, les grandes lignes du texte qui sera adopté au Conseil de juin, mis au point lors d'une rapide Conférence Intergouvernementale (CIG) réunie sous présidence portugaise, et finalement signé avant la fin de l'année, vraisemblablement à Lisbonne. Viendra alors, au 1er janvier prochain, la présidence française et l'on ne doute pas que nos parlementaires auront à coeur de montrer l'exemple en autorisant parmi les premiers sa ratification. Le scénario est en place et il est d'autant plus prévisible que Nicolas Sarkozy l'a annoncé depuis un an, ne faisant que prendre la précaution de dire, lors du débat télévisé le confrontant à Mme Royal, qu'il n'y aura pas de Constitution européenne - ce qui est vrai dans la forme mais faux quant au fond, et tient de la ruse verbale de haut vol (comme un certain "Je vous ai compris" du général de Gaulle...). Du moins les électeurs de M. Sarkozy ne pourront pas dire qu'ils n'étaient pas prévenus !

Un avenir radieux

Tout n'est pas joué pour autant, sinon à court du moins à moyen terme. Si le nouveau Président français a magistralement compris qu'il ne serait élu qu'en captant les voix de la droite nationale, ce sur quoi il se trouva contraint d'insister en fin de campagne par la vive concurrence de M. Bayrou, et si, ce faisant, il priva ladite droite de la moitié de ses voix, les masques semblent vite tomber : la composition des " équipes " le confirme, tandis qu'on pavoise, à Bruxelles, Berlin et Washington en célébrant la "normalité retrouvée" de la politique française. Mais, en oubliant déjà son aile nationale, en multipliant les signaux à son antipode, cette "gogoche" mondialisée que symbolise M. Kouchner (qui fut l'un des rares partisans en France de l'invasion de l'Irak, et de l'entrée de la Turquie dans l'UE), M. Sarkozy prend de gros risques.

Le paradoxe du jour est en effet lourd d'orages ; à la faveur du débat présidentiel, l'hégémonie intellectuelle qui s'installa dans les années 70 dans la foulée de 68, et qui a duré trente longues années, fut une bonne fois pulvérisée, comme le 29 mai 2005 en avait déjà donné le signal : on peut de nouveau parler de nation, d'autorité, de discipline, et de ce qu'il est convenu d'appeler " l'identité ", c'est-à-dire la volonté pour la France de rester ce qu'elle est, un Etat souverain, une nation à la voix indépendante, une civilisation singulière. Mais, après avoir si bien paru épouser cette cause, M. Sarkozy a ouvert les vannes à de puissantes eaux sur lesquelles, Union européenne oblige, il ne pourra surfer longtemps ; elles pourraient bientôt le déborder largement sur la droite : les souverainistes auront alors beaucoup d'eau sous la coque - et cela d'autant plus vite que tout montre déjà, trois semaines après son élection, que M. Sarkozy n'a guère compris " la rupture " tant promise aux gogos autrement que dans le style : finie la solennité de la République, dépassés les rites et les emblèmes de la France, réduite au rang de province ! Désormais, nos as de la gouvernance font du jogging !

Paul-Marie Coûteaux

par Ramos publié dans : Europe
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Jeudi 10 mai 2007

Curieusement depuis Dimanche, il  me semble  ne plus entendre que les noms de Ségolène Royal, François Hollande et de la "refonte" du PS à la radio, la télé, la presse "gros tambours". Heureusement que les français on élu Sarko, sinon, je n'ose imaginer ce que se serai.

Remarquer, après un mois a s'efforcer de tenir une égalité du temps de parole, les journalistes n'y tenant sans doute plus, nous servent maintenant  de la gauche jusqu'a l'écoeurement. Faut comprendre aussi que le parti, c'est une famille. Voir même plus... Une secte ? Pourquoi pas. Il pense tous la même chose, adepte de certains sujets de conversation, au réponses convenues et limité, sinon haro sur l'impie ! Il ont d'ailleurs trouvé leur Satan, il n'a pas de cornes et de sabot aux pattes, mais une petite moustache et un uniforme vert-de-gris, déclamant des "sieg heil" à tour de bras. Dans le même panier, mettons aussi toutes les hordes de démons, les Le Pen, Villiers, et le petit dernier, Sarko, karcher en main.

C'est donc ces anges blanc du politiquement correct,  seul détenteur de la Vérité, que l'on voit ces dernier temps dans les rues, incendiant les voitures (de gens qui en ont certainement besoin pour travailler), ou pillant les magasins (autre instrument de travail), jetant des pierres sur les forces de l'ordre (qui sont aussi, souvent, des pères de famille), espérant, par là, sermonner les 53% de français qui se  sont trompés selon eux de bulletins de vote, Dimanche dernier. On veut bien de la démocratie, mais seulement si elle nous arrange !

La gauche médiatique, pendant ce temps, nous ressasse que le PS doit se refonder, et tombe sur Sarko qui a osé prendre des vacances de luxe. Par contre, rien sur les merdeux qui casse de la bagnole... sont de gauche ceux-là...

Cela m'amène à une réflexion de fond. La Gauche est dans une logique de parti. Seul ces membres ont droit de citer. Eux contre le monde entier... C'est la lutte syndicale, des classes, des jeunes contre les vieux, des croyants contre les affranchis d'une superstition qui opprime... c'est une logique de division...
Personnellement, j'ai ou plutot j'avaispeu d'estime pour Sarko, jusqu'au débat de Jeudi dernier où il nous a sorti du Villiers, et du Dimanche de sa victoire, ou il s'est fait gentleman et rassembleur. La logique était de droite, une logique non de parti mais de patrie. Ceux qui avait voter contre lui sont des français et le restait, et c'est sur cette base de patrie, de communauté, qu'il appelle à un rassemblement, un respect mutuel. Moi, je dis que c'étais quand même pas mal et que pendant un instant, j'ai admiré le bonhomme. Cela dit, il reste que c'est un ambitieux fini, et avocat de formation, donc sachant manier le verbe... mais le geste était beau... Chapeau M. Le Pésident....

par Ramos publié dans : Police de pensée
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Texte libre

"Osez toisez la police de pensée. Osez défier, affronter, braver la police de pensée. Nous sommes dans un état policé. Il ne s'agit plus de surveiller les allées et venues comme dans les états policiers, mais il s'agit de surveiller les allées et venues des esprits libres. "
Philippe de VILLIERS


"Donner son avis sur le christianisme c'est une opinion, donner son avis sur l'islam c'est un délit"
Philippe de VILLIERS

"A vrai dire, le mascaret d’aujourd’hui signale un basculement de génération culturel et bientôt politique. Il reste à déceler, comme nous le faisons dans ces pages, l’amorce d’une réforme intellectuelle et morale, la discrète aurore d’une nouvelle génération intellectuelle, d’une nouvelle jeunesse française qui s ‘avance, silencieusement sur des pattes de colombes."
Paul-Marie COUTEAUX

« …aujourd’hui, on ne condamne pas sur les mots eux-même mais sur leur interprétation supposée. Il y a en France véritable POLICE DE LA PENSEE qui réécrit l’histoire et interdit tout débat. Les appels à la haine doivent être sévèrement sanctionnés, mais, pour le reste, il doit être possible de débattre de tout. Cette DERIVE TOTALITAIRE, DIGNE DE STALINE, est inquiétante. "
Lionel LUCA, député UMP

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